« Aucun être humain ne laisse son corps à l’état de nature, contrairement à la plupart des animaux. Mais pourquoi donner tant d’importance à nos toisons, duvets, tignasses, touffes, buissons ?
Et bien parce qu’ils se laissent couper, raser, sculpter, tresser, teindre, peigner, friser ou défriser sans protester et sans que nulle douleur ne nous vienne. Bien obligés d’accepter nos yeux, nos mains, nos pieds tels que la nature nous les donne, nous avons en revanche la possibilité de ne pas accepter simplement ces poils que sur notre corps elle fait pousser. Voilà ce qui me semble les désigner comme les lieux privilégiés de la civilisation de notre propre corps.
Honte du jeune chauve, érotisme d’un sexe épilé ou d’un battement de cils, tristesse d’un crâne nu croisé dans un couloir d’hopital, fierté d’une chevelure abondante... Adorer ou détester les poils sont bien deux façons opposées mais égales de reconnaître leur importance. L’exploration des rapports que nous avons à notre propre incarnation, là est bien le sujet de ce livre ! »
Publication
2026
Pages
250
Format
Paperback
Publisher
Éditions de l'Observatoire
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