Aucun personnage historique n’a été, autant que l’empereur Napoléon III, en proie au dénigrement systématique et déchaîné. Tout en lui : la personne comme le caractère, la jeunesse, même la naissance, tout a été noirci, vilipendé. Il n’est pas le fils de son père ; avant le pouvoir, c’était un fou ; après, c’est un bandit ; il l’a exercé en rêveur ou crédule ; dans ses mains, le bien a été stérile, le mal seul a été fécond. Il a rarement su ce qu’il voulait ; quand il l’a su, il s’en est laissé détourner, ou bien, au contraire, halluciné fanatique, inaccessible aux conseils, il s’est acharné aux visions chimériques : il a été joué par Palmerston, séduit par Cavour, trompé par Bismarck. Je ne tiens compte que des attaques modérées, je ne m’arrête pas à celles qui l’ont traité « de Soulouque blanc, de Judas, de Tibère, de boucanier, de chourineur, de Cartouche, de Mandrin déguisé en César, de chacal au sang-froid, de pick-pocket, de bouffon, de grotesque, d’insulte à la figure humaine, d’immondice déployée au sommet de l’État, de Césarion, d’infâme Naboléon, dont le palais était le centre de la honte du monde, etc...»
Publication
2021
Pages
262
Format
Paperback
Publisher
Editions Le Mono
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